
Tarpinouche, une artiste BD qui profite de son « break de son travail alimentaire » pour aborder la question de la culpabilité transmise de mère en fille. Participation de 19 boards sur 24 au concours Les 24 Heures de la Bande Dessinée de La Fin du Monde
Marie-Claude Abel baigne dans le milieu de l’art de manière informelle depuis bon nombre d’années. Par contre, c’est pas évident de vivre de son art, donc en temps réguliers, elle travaillait comme ébéniste et tentait de se consacrer quand possible à son médium de prédilection: la BD.
Q. Pourquoi Tarpinouche?
R. « Plusieurs artistes bédéistes prennent le début de leur prénom et leurs noms de famille pour créer leurs pseudonymes (Rabot par exemple pour Raphaël Guibault ou Zviane pour Sylvie-Anne Ménard.) mais le mien donnait MariA, ce que je trouve plutôt ordinaire. J’ai plutôt opté pour un patois qui me rappelle mon père lorsqu’il essayait de ne pas sacrer devant nous, jeunes. »
Se retrouvant confinée chez elle depuis le lundi 16 mars, Tarpinouche a décidé de participer au défi Les 24 heures de la Bande Dessinée de la Fin du Monde, une initiative du bédéiste Jimmy Beaulieu qui a attiré plus de 300 participants. La contrainte fut révélée le jour même : « J’aurais voulu ». Les artiste devaient alors créer une histoire de 24 planches (feuille) en 48h.

« Ce fut très motivant. Je crois que nous avions tous besoin de ce coup de pied pour continuer et nous dire que « ça va bien aller ». Pendant 48h, on se concentrait enfin sur autre chose que le loyer ou les nouvelles. »
Tarpinouche considère que la production qui en résulta, soit 19 planches numériques en noir et blanc abordant la question de la culpabilité de ne pas avoir accompli autant qu’on aimerait, est un peu incomplète. Toutefois, l’exercice dans les conditions de confinement à travers le monde, a permis une introspection stimulante pour la création. Les créateurs avaient besoin de ce défi pour continuer à créer malgré tout.




L’artiste avoue avoir autant profité du défi pour elle-même que d’avoir découvert d’autres bédéistes inspirants, comme Moule et Ariane Cloutier. Pour de bonnes lectures en lignes, elle nous conseille L’Armée du Soleil de Anouk, et La phobie de Moments seuls de Samuel Cantin. Vous pouvez aussi consulter le site de la coop les libraires.ca montrer votre support envers les librairies locales en achetant les versions imprimées.


Présentement, Tarpinouche travaille sur un projet de bande dessinée qui lui permet d’apprendre à utiliser la couleur, une nouvelle étape pour l’artiste qui ne travaillait qu’à l’encre.


« J’ai étudié en Histoire de l’art, pourtant le seul domaine qui me permet d’expérimenter autant avec les arts graphiques et les arts écrits, c’est la bande dessinée. Les possibilités sont infinies. »
Pour suivre Tarpinouche et ses créations à venir, vous pourrez la trouver sur les médias suivants:
📖Facebook: @tarpinouche
🔄Tumblr: tarpinouche.tumblr.com
✏Deviant Art: deviantart.com/tarpinouche
Go read Asclépiades: The Strange Disease (English), available here:

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